AÏDA

Dimanche 20 Octobre 2019 à 15h

Grand Théâtre de Genève
AÏDA
de Giuseppe Verdi

On oublie trop souvent, à cause de mises en scène hollywoodiennes qu’Aida ne se résume pas au «triomphe de l’ACTE II» mais que c’est le drame intime d’un général égyptien amoureux d’une esclave éthiopienne qui lui donne l’injonction funeste: «Ritorna vincitor» Le metteur en scène Phelim Mac Dermott, au-delà du sujet «antique» et près de 70 ans après la Création de la Convention de Genève et de la Charte des Droits de l’Homme, souhaite questionner «la relation des vaincus aux vainqueurs, des conquis et des conquérants et des migrations forcées mais aussi la manière dont on donne la parole aux victimes relayées au rang de dégât humain collatéral».

Il n’oublie pas de s’interroger sur la responsabilité du vainqueur dans «le destin de ces êtres désormais sans terre à part celle de l’anonymat misérable» En ce sens la mort emmurée de Radamès et d’Aida prend un sens visionnaire. Nous sommes loin de Cecil B.de Mille.

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