Hector berlioz

Samedi 23 novembre 2019 de 9h à 19 h (accueil dès 8h30)

Hôtel Best Western, 19 rue du Rhône Annecy
Rencontre Audiovisuelle avec Patrick Favre-Tissot-Bonvoisin

 » HECTOR BERLIOZ »   3ème époque
Le crépuscule des chimères ou Prométhée enchaîné (1841-1869)

À l’opposé des trois premières, les trois dernières décennies de la vie de Berlioz dessinent une courbe globalement descendante. À l’image de son idole Beethoven, il se marginalise de plus en plus, semblant se résigner à cette lente mais inexorable agonie de la gloire. Il sait désormais qu’il doit créer pour l’Avenir.                                                              Au sein de ces années dominées par le doute vont venir au monde: l’Ouverture du Carnaval romain, La Damnation de Faust, le grandiose Te Deum. Marquée par la douleur sa musique revêt souvent des teintes automnales (Tristia par exemple). En vain il tente d’attirer l’attention du pouvoir sur sa création (avec sa monumentale cantate L’Impériale).

  Finalement, c’est en reniant ce qui avait fait les caractéristiques de son style qu’il parvient à surprendre et convaincre parfois, particulièrement avec L’Enfance du Christ.Par ailleurs, la montée du wagnérisme lui procure de nouveaux tracas. Notre héros connaît cependant encore quelques joies. Dédaigné en France, il est princièrement reçu à l’étranger: l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie, la Bohème, l’Angleterre, la Russie l’acclament comme jamais ne le font ses compatriotes. En outre, l’amitié chaleureuse de ses pairs, Franz Liszt en tête, le réconforte. Grâce à leur soutien moral il trouve encore la force de composer Béatrice & Bénédict pour le festival de Baden–Baden. C’est même l’égérie de Liszt, la Princesse Carolyne von Sayn–Wittgenstein, qui le pousse à concevoir son testament musical: Les Troyens, titanesque drame lyrique en II parties, réponse de la latinité à la tétralogie germanique de Wagner.Berlioz n’entendra jamais en intégralité son ultime opéra. Ce dernier, atrophié, défiguré, atrocement mutilé à sa création, n’obtiendra qu’un succès d’estime. C’en est fini du compositeur Hector Berlioz. Pour l’homme, néanmoins, dans les six dernières années de son existence (pourtant obscurcies par les décès de tous ceux qui lui sont chers) un petit miracle se produit.Une incroyable étincelle due à l’amour, sous les traits d’une revenante de son adolescence lointaine, surgit du passé et va adoucir sa fin.C’est ainsi qu’en 1869, un an avant l’écroulement de la France, le plus romantique des romantiques rend l’âme, sans regrets… comme tous les géants qui ont vécu dans un monde de nains.

Patrick Favre–Tissot–Bonvoisin   

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