Boieldieu

Boieldieu

Lundi 14 septembre 2020

Théâtre de l’Échange 26 Rue Sommeiller Annecy

à 16 heures 15 –       Présentation de la saison 2020-2021
                                              par Hubert Grégoire.

à 17 heures –             Conférence audiovisuelle
                               par Patrick Favre-Tissot-Bonvoisin

François-Adrien BOIELDIEU

Entre Classicisme & Romantisme
ou le petit Mozart français ?

Si le public connait son ravissant Concerto pour harpe et la réputation de certains titres comme le Calife de Bagdad, les Voitures versées, le Petit Chaperon Rouge, c’est bien sûr La Dame Blanche qui inscrit Boieldieu dans la postérité et dans la hiérarchie des grands compositeurs.

Cet opéra basé sur des œuvres de Walter Scott n’est sans doute pas pour rien dans l’inspiration esthétique et artistique d’ouvrages comme Lucia de Lamermoor de Donizetti ou les Puritains de Bellini, voire peut être de Faust de Gounod et contribua à l’introduction d’une certaine forme de fantastique dans l’opéra.

Mais ce compositeur, apprécié de Berlioz et de Wagner, nous révèlera ce soir bien d’autres facettes de son talent.

Entrée Libre et Gratuite. 

Parmi les nombreux compositeurs français aujourd’hui délaissés, négligés ou encore oubliés par leurs propres compatriotes BOIELDIEU mérite amplement que l’on plaide sa cause.

Né à Rouen sous l’Ancien-Régime, il traverse la Révolution, le Directoire, le Consulat, l’Empire et la Restauration pour achever son existence sous la Monarchie de Juillet.

Révélé très tôt dans sa ville natale, il parvient à conquérir Paris en quelques années, séduisant le public contemporain par ses premières œuvres, lesquelles sont encore fortement marquées et même imprégnées par les règles classiques.

Les deux pôles principaux de son activité créatrice demeureront la Musique de Chambre et l’Opéra-comique, genres auxquels il parvient à conférer alors, tout autant qu’un nouveau souffle, un charme irrésistible.

Tenté comme beaucoup d’autres par la carrière internationale, il s’installera pour près de 10 ans en Russie, précisément à Saint-Pétersbourg, où il accède au poste envié de Maître de Chapelle de la Cour Impériale du Tsar Alexandre 1er.

De retour en France, il connaîtra une période de succès et d’échecs alternés avant de prendre une éclatante revanche avec La Dame Blanche dont l’argument est inspiré de romans de Sir Walter Scott. Cet ouvrage représente le point d’aboutissement de l’Opéra-Comique et, en même temps, l’apogée du genre.

Après 1825, la fatigue et la maladie ne devaient plus permettre à BOIELDIEU, devenu compositeur romantique, de donner naissance à d’autres chefs-d’œuvre.

Toutefois le catalogue impressionnant de partitions qu’il laisse à sa mort recèle des trésors qu’il est plus que temps d’exhumer.

La qualité première de sa musique – foncièrement représentative de la transition française entre le Siècle des Lumières et le XIXème Siècle – ne pourra que séduire les mélomanes de notre temps car elle correspond aussi à une vertu, de plus en plus rare, qui a pour nom : le Bon Goût !

Patrick FAVRE-TISSOT-BONVOISIN

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *