MUSIQUE CLASSIQUE ET CINÉMA
Philippe Commentaires 0 Commentaire
LUNDI 20 AVRIL– 17 heures
Théâtre de l’Échange 26 rue Sommeiller Annecy
« MUSIQUE CLASSIQUE ET CINÉMA »
Une proposition audiovisuelle d’Hubert Grégoire

On connaît les pages célèbres qui irriguent : Le Dictateur, Barry Lyndon, 2001 Odyssée de l’Espace voire Apocalypse Now…
Mais avons-nous souvenir de Verdi dans Jean de Florette, de Berlioz dans Tree of Life, de Wagner dans Le Nouveau Monde ou dans Mon nom est Personne de Rameau dans Marie-Antoinette, de Mahler dans Mort à Venise, de Carl Orff dans Excalibur, de Mozart dans Out of Africa ou Elisabeth, d’Haendel dans La Plus Grande Histoire jamais contée, de Mascagni dans le Parrain voire de Rossini dans le Corniaud.
Alors, ouvrons la discothèque pour y feuilleter notre album d’images !
Entrée libre et gratuite
Chers Amis de Lyria,
Suite à la conférence consacrée à Musique Classique et Cinéma, vous trouverez ci-dessous, à la demande d’un certain nombre de spectateurs, un petit texte de synthèse avec mention des films, de la numérotation des plages et des titres des musiques choisies par les réalisateurs ainsi que leur fonction dans la dramaturgie.
Hubert GREGOIRE
Lien: Après la rencontre autour de Musique Classique et Cinéma

Rameau dresse un portrait quasi psychologique des personnages, en particulier d’un Pollux écartelé entre son amour pour Télaïre, la promise de son frère Castor et son devoir envers ce dernier. Désireux de renoncer à son immortalité pour sauver son frère mortel tombé au combat, Pollux descend dans les enfers pour y prendre sa place. Ce dont il est question ici, c’est une fraternité qui se veut universelle et qui transcende tout -même la mort-, d’un amour inconditionnel et vainqueur des affres de la guerre.
C’est en 1900, dans le cadre de l’exposition universelle, que Gustave Charpentier offre au nouveau siècle l’œuvre qui sera jouée avec un succès constant sur toutes les scènes françaises : Louise.

« Ce qui fait le succès incroyable des plus grands ouvrages d’Offenbach, depuis leur apparition sur scène sous le Second Empire et au début de la IIIème République, c’est un mélange admirablement réussi entre une musique d’une efficacité redoutable et des livrets dont la verdeur et la satire ont gardé toute leur causticité mordante. Le plus réjouissant, et le plus juste d’ailleurs, étant que tout le monde en prend pour son grade, et c’est pour cela que tous rient : le peuple ivrogne et cupide, les courtisans vils et lâches, les puissants aveuglés par leur orgueil et leur bêtise, jusqu’aux deux héros, artistes discutables et amants peu scrupuleux, desquels chacun de nous peut rire d’autant plus fort qu’il s’y identifiera peut-être davantage…
Mêlant féerie, rituel maçonnique et romance sentimentale, la Flûte Enchantée est un voyage des ténèbres vers la lumière.
Le récit d’après Pouchkine nous plonge au cœur de l’empire russe, au travers d’une fable politique sur la grandeur et la décadence d’un règne. Créé en 1869, Boris Godounov incarne la rencontre entre la grande et la petite histoire. Entre la destinée d’une nation et le drame intime de celui qui la dirige. Le tout grâce aux couleurs chatoyantes de la musique du compositeur russe Moussorgski, directement inspirée du répertoire traditionnel de son pays. Des voix solistes et des masses chorales étincelantes, un orchestre de sonorités inouïes : l’écriture du compositeur se révèle pleine de contrastes, à l’image de cette histoire où les pires noirceurs des puissants côtoient la douceur d’un père et les angoisses d’un homme en proie au doute.