BORIS GODOUNOV
Philippe Commentaires 0 Commentaire
Dimanche 19 octobre 2025 à 16 heures
OPÉRA DE LYON
BORIS GODOUNOV
Opéra de Modeste Moussorgski
Le récit d’après Pouchkine nous plonge au cœur de l’empire russe, au travers d’une fable politique sur la grandeur et la décadence d’un règne. Créé en 1869, Boris Godounov incarne la rencontre entre la grande et la petite histoire. Entre la destinée d’une nation et le drame intime de celui qui la dirige. Le tout grâce aux couleurs chatoyantes de la musique du compositeur russe Moussorgski, directement inspirée du répertoire traditionnel de son pays. Des voix solistes et des masses chorales étincelantes, un orchestre de sonorités inouïes : l’écriture du compositeur se révèle pleine de contrastes, à l’image de cette histoire où les pires noirceurs des puissants côtoient la douceur d’un père et les angoisses d’un homme en proie au doute.
Pour chanter Boris, l’immense basse russe Dmitri Ulyanov, reconnu dans le monde entier ! À la tête de l’orchestre et sur scène, deux artistes familiers des plus prestigieuses salles européennes font leur début en France : le chef d’orchestre Vitali Alekseenok et le metteur en scène Vasily Barkhatov. Un récit sur notre responsabilité individuelle et collective, dans une scénographie à la manière du film Dogville de Lars von Trier. Comment le pouvoir transforme-t-il l’humain ? (Texte d’après Opéra de Lyon)
https://www.youtube.com/watch?v=nUkWoKLK2BY
Capitole de Toulouse et TCE
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Comment choisir ? D’un côté, l’amour sensuel de Vénus et les charmes de son domaine magique, le Venusberg. De l’autre, l’amour chrétien d’Elisabeth, dans le cadre vertueux de la Wartburg et de ses poètes. Ayant succombé à la première, Tannhäuser sera rédimé par la seconde, par-delà la mort. Encore inspiré par des tournures musicales italiennes, cette œuvre recèle des pages inoubliables comme la Romance à l’Etoile, le Chœur des Pèlerins et bien sûr la célèbre Ouverture ici dirigée par Claudio Abbado
Si vous connaissez bien sûr Carmen, les Pêcheurs de Perles ou l’Arlésienne, peut-être êtes-vous moins familiers du parcours éphémère de cet élève d’Halévy (dont il épousera la fille) et de Marmontel avec lequel il développera une virtuosité pianistique saluée par Liszt qui aurait pu lui ouvrir une brillante carrière de soliste.
Une méditation douce-amère sur la fidélité des femmes, sur fond de travestissements, de faux adieux et de tromperies : COSI FAN TUTTE signifiant : « Elles font toutes ainsi », autrement dit « Toutes les femmes trompent les hommes ».
L’Opéra de Saint Etienne nous fait le plaisir de proposer cet opéra en 3 actes de Camille Saint-Saëns dont l’argument est archi connu ainsi que les principaux airs.
Dès la Renaissance, le Théâtre lyrique profane ou religieux, voire la Symphonie, firent du Chœur, une Voix collective dans ses diversités de groupes ou de mouvements où voisinent cortèges hiératiques et révoltes populaires, déploration et allégresse.
Après Boris Godounov, Moussorgski continue d’explorer et d’interroger l’histoire de la Russie. Il s’inspire, pour cet opéra, de la Révolte de Moscou de 1682, année où Pierre le Grand est sacré tsar. Alors que celui-ci souhaite réformer la Russie, il se heurte aux résistances de la noblesse et de l’église, la première conduite par le Prince Ivan Khovanski, la deuxième par les Vieux Croyants et leur chef Dosifei. A cette histoire tragique Moussorgski a donné la musique la plus fascinante qui soit, sombre et envoûtante, semblant venir du fond des âges.
La racine éxô en grec veut dire « au dehors ». Exotique est donc ce qui est au-dehors ou qui vient du dehors. Question : du dehors de quoi ? Pour faire simple : de ce que nous considérons comme notre culture. Est d’autant plus exotique ce qui en est le plus éloigné géographiquement. Où commence l’exotique ? Rude question.