TANNHAÜSER
Philippe Commentaires 0 Commentaire
Dimanche 28 septembre 2025 à 15h
GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE
TANNHAÜSER
Opéra de Richard Wagner
Avec Stéphane Dégout
Direction musicale de Sir Mark Elder
Comment choisir ? D’un côté, l’amour sensuel de Vénus et les charmes de son domaine magique, le Venusberg. De l’autre, l’amour chrétien d’Elisabeth, dans le cadre vertueux de la Wartburg et de ses poètes. Ayant succombé à la première, Tannhäuser sera rédimé par la seconde, par-delà la mort. Encore inspiré par des tournures musicales italiennes, cette œuvre recèle des pages inoubliables comme la Romance à l’Etoile, le Chœur des Pèlerins et bien sûr la célèbre Ouverture ici dirigée par Claudio Abbado
https://www.youtube.com/watch?v=4QBeLJYmYkE
puis dans une version « historique » par Arturo Toscanini.
https://www.youtube.com/watch?v=w5uQY9BddtA
Mais au-delà de tous les clichés véhiculés par l’iconographie de l’œuvre, Tannhaüser pose la question de la liberté artistique, de l’art ancien et de l’art nouveau, du monde engoncé dans ses traditions face à la nouveauté vécue comme provocation. C’est aussi un des enjeux auxquels le metteur en scène Michael Thalmeier (qui avait conçu le
Tristan de 2024), remplaçant Tatjana Gürbaca, souffrante devra se confronter. Formons le vœu que sa production atteindra l’intensité esthétique et l’imagination créatrice de celle de Daniel Herman en 2022 à Lyon.
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Si vous connaissez bien sûr Carmen, les Pêcheurs de Perles ou l’Arlésienne, peut-être êtes-vous moins familiers du parcours éphémère de cet élève d’Halévy (dont il épousera la fille) et de Marmontel avec lequel il développera une virtuosité pianistique saluée par Liszt qui aurait pu lui ouvrir une brillante carrière de soliste.
Une méditation douce-amère sur la fidélité des femmes, sur fond de travestissements, de faux adieux et de tromperies : COSI FAN TUTTE signifiant : « Elles font toutes ainsi », autrement dit « Toutes les femmes trompent les hommes ».
L’Opéra de Saint Etienne nous fait le plaisir de proposer cet opéra en 3 actes de Camille Saint-Saëns dont l’argument est archi connu ainsi que les principaux airs.
Dès la Renaissance, le Théâtre lyrique profane ou religieux, voire la Symphonie, firent du Chœur, une Voix collective dans ses diversités de groupes ou de mouvements où voisinent cortèges hiératiques et révoltes populaires, déploration et allégresse.
Après Boris Godounov, Moussorgski continue d’explorer et d’interroger l’histoire de la Russie. Il s’inspire, pour cet opéra, de la Révolte de Moscou de 1682, année où Pierre le Grand est sacré tsar. Alors que celui-ci souhaite réformer la Russie, il se heurte aux résistances de la noblesse et de l’église, la première conduite par le Prince Ivan Khovanski, la deuxième par les Vieux Croyants et leur chef Dosifei. A cette histoire tragique Moussorgski a donné la musique la plus fascinante qui soit, sombre et envoûtante, semblant venir du fond des âges.
La racine éxô en grec veut dire « au dehors ». Exotique est donc ce qui est au-dehors ou qui vient du dehors. Question : du dehors de quoi ? Pour faire simple : de ce que nous considérons comme notre culture. Est d’autant plus exotique ce qui en est le plus éloigné géographiquement. Où commence l’exotique ? Rude question.
Henry Purcell (1659 – 1695) n’est pas tellement à