LA KHOVANTCHINA
Philippe Commentaires 0 Commentaire
LUNDI 3 FÉVRIER – 17 heures
Théâtre de l’Échange 26 rue Sommeiller Annecy
« LA KHOVANTCHINA »
Conférence de Gérard Loubinoux
En prélude à la représentation du dimanche 30 mars
au Grand Théâtre de Genève
Après Boris Godounov, Moussorgski se replonge en 1872 dans l’histoire de la Russie
des tsars qui le passionne et, cette fois, fait revivre la résistance d’une Russie féodale, authentique et pure – celle qu’il aime en bon « slavophile » et qu’il défend – face aux tenants d’une Russie moderne et ouverte à l’Occident qui finira par avoir le dessus.
Gérard Loubinoux, nous racontant ces luttes de pouvoir, ne manquera certainement pas de nous inviter à chercher, comme le souhaitait déjà le compositeur, « le passé dans le présent » : ce à quoi nous invitera également le metteur en scène Calixto Bieito.
Entrée libre
« Chacun connaît le parcours de Cio-Cio San, une toute jeune femme qui se voue corps et âme à un officier américain de passage. Mariage factice et distrayant pour lui ; engagement éternel pour elle qui, dans sa dévotion, ne voit pas le piège qu’on lui tend. La partition de Puccini donne vie à cette âme candide, dévorée par l’égoïsme et l’inconséquence des hommes. Et dans une proposition scénique quasi religieuse où les regards s’incarnent, Andrea Breth, la grande femme de théâtre allemande accompagnera ses chanteurs dont Ermonela Jaho « la Butterfly de notre époque », de masques et de danseurs pour lire la violence intime de ce drame.
Dans une version allégée de notre traditionnel rendez-vous de l’an neuf, nous allons prolonger notre thème de Novembre et vous convier à Vienne pendant une nuit de folie qui n’est ni une escapade de Batman ni publicité capillaire, et écouter la vengeance minutieusement organisée du Dr Falke envers son ami Gabriel von Esenstein, qui l’a contraint, au retour d’un bal costumé, à traverser la ville, déguisé en chauve-souris. Ceci, en confrontant avec légèreté, 4 interprétations. Avant de partager la galette, à défaut de Strudel, et trinquer, un verre de Sekt ou simplement de cidre à la main.
Fiorilla, lassée de son mari pantouflard – « il n’y a pas plus grande folie que d’aimer un seul objet » –, est prête à tout pour concrétiser cette maxime, déclenchant une farandole irrésistible de quiproquos et de rendez-vous où toutes et tous finissent par perdre la tête.
Vers la fin du règne de Louis XIV, la capitale autrichienne éclipse Versailles, en accédant au rang de capitale européenne de la musique. L’apogée d’un baroque flamboyant, puis la période classique la confirment dans cette position de premier plan, où elle attire les maîtres de tous horizons.
Thaïs se déroule en Egypte et raconte l’histoire d’une courtisane
est un geste inouï traduisant la cruauté du monde. La mise en scène de Richard Brunel soulignera la pertinence de l’œuvre pour notre époque : dans un environnement de surveillance accrue– en référence au film The Truman Show, Wozzeck se débat dans un labyrinthe mental, métaphore de notre société contemporaine. Un drame halluciné dans lequel Daniele Rustioni conduira notre grand baryton Stéphane Degout et la soprano canadienne A.Braid qui avait triomphé dans La Femme sans Ombre. (d’après l’Opéra de Lyon).

Wagner sublime ses propres amours interdites (par exemple avec Mathilde Wesendonck) à travers la légende celtique de Tristan et Yseult, que la littérature médiévale a élevée au rang de mythe. La partition porte à l’incandescence la passion entre le chevalier mélancolique et la princesse indomptable, usant du chromatisme irrésolu comme d’un philtre de désir inassouvi. La « mélodie infinie » qui se répand de la voix à l’orchestre mène quant à elle de façon quasi hypnotique l’œuvre jusqu’à son paroxysme final : le Liebestod d’Isolde, ultime sacrifice d’amour.
Quatrième opéra de Puccini, La Bohème est devenue l’un des chefs-d’œuvre de l’opéra italien.